Des scientifiques découvrent une source d’énergie « illimitée » qui pourrait alimenter un pays pendant 60 000 ans

Imaginez une source d’énergie propre, abondante et capable d’alimenter un pays entier pendant des millénaires. Cela pourrait sembler être de la science-fiction, et pourtant, des scientifiques chinois affirment que cela pourrait bien devenir une réalité.
Le thorium : un trésor caché sous nos pieds
Depuis des décennies, l’uranium est la pierre angulaire de l’énergie nucléaire. Pourtant, une alternative existe : le thorium. Ce métal argenté posséderait un potentiel énergétique jusqu’à 200 fois supérieur à celui de l’uranium. Mais ce n’est pas tout ! Contrairement aux réacteurs nucléaires classiques, ceux utilisant le thorium produisent moins de déchets radioactifs et ne nécessitent pas d’eau pour leur refroidissement, réduisant ainsi les risques environnementaux.
Selon un rapport récent, les mines chinoises contiendraient des réserves considérables de thorium. Le complexe minier de Bayan Obo, par exemple, pourrait fournir suffisamment d’énergie pour alimenter la Chine pendant 60 000 ans. Une ressource encore largement inexploitée qui pourrait bien bouleverser le paysage énergétique mondial.
Une alternative plus sûre et plus propre
L’un des principaux atouts du thorium est sa sécurité accrue. Contrairement à l’uranium, il ne peut pas être utilisé directement pour fabriquer des armes nucléaires, ce qui limite les risques de prolifération. De plus, les réacteurs à sels fondus fonctionnant au thorium sont conçus pour s’éteindre automatiquement en cas de problème, réduisant ainsi le risque de catastrophe nucléaire.
Cette technologie suscite un intérêt croissant. Plusieurs pays, dont l’Inde et la Norvège, explorent déjà son potentiel pour compléter ou remplacer leurs sources d’énergie actuelles.
Des défis à surmonter avant une adoption massive
Malgré ses nombreux avantages, le thorium n’est pas encore exploité à grande échelle. Pourquoi ? Parce que son extraction et son utilisation nécessitent des infrastructures spécifiques. L’extraction du thorium demande une quantité importante d’acide et d’énergie, rendant le processus coûteux et complexe.
De plus, même si le thorium lui-même ne peut pas être utilisé comme arme, certains de ses sous-produits pourraient potentiellement être détournés à des fins militaires. C’est pourquoi les autorités chinoises restent prudentes quant à la communication sur l’ampleur exacte de leurs réserves.
Une révolution énergétique en marche ?
Le thorium pourrait bien être une solution d’avenir face aux défis énergétiques mondiaux. Moins polluant, plus abondant et plus sûr que l’uranium, il représente une alternative crédible pour une énergie nucléaire plus propre et plus durable.
Cependant, son déploiement à grande échelle nécessitera d’importants investissements et des avancées technologiques. La Chine semble prête à relever ce défi. Reste à savoir si le reste du monde suivra le mouvement.